Développement de l'enfant
Papa et maman se séparent… et moi ?
Nous avons accueillis le lundi 27 novembre 2017, en association avec la Maison des famille et la Passerelle, Thierry Veyron la Croix et Florence de Widerspach, médiateurs familiaux.

Une séparation ou divorce est toujours difficile à vivre pour tous les membres de la famille.
Néanmoins, les enfants sont en première ligne lorsque cela arrive.
Nous vous donnons quelques pistes pour savoir comment aborder le sujet avec eux.
Les enfants ont besoin d’une base sécurisante, avec des parents en qui ils ont confiance et qui les réconfortent.

La séparation a des effets sur l’enfant mais c’est avant tout la façon dont elle sera gérée par les parents qui aura un impact plus ou moins négatif sur l’enfant. Trouver l’équilibre entre l’illusion que l’enfant vivra cela très bien et la dramatisation qu’il sera traumatisé à vie.

Leurs besoins affectifs, de liberté, de plaisir, de compétences, de sécurité et d’amour restent les mêmes avant et après la séparation. La séparation peut rendre plus difficile la satisfaction de certains besoins, notamment celui de l’amour et de la sécurité. Amour qui peut être mis à mal quand le conflit entre les parents est aigu.

Lors de l’annonce de la séparation, les enfants ont besoin de temps pour s’adapter, pour dire se qu’ils ressentent et les aider à mettre des mots.
Les enfants auront toujours besoin des parents dans toutes circonstances : c’est comme leur oxygène.

Pour leur permettre de grandir sereinement, ils ont besoin :

• d’une base sécurisante, à partir de laquelle ils peuvent explorer, grandir et se développer : concrétiser l’amour  avec une écoute sans jugement, passer des moments de qualité, accepter l’enfant tel qu’il est,

• d’encouragements pour apprendre : faire tout seul pour se sentir compétent, valorisé, mis en confiance,

• de routine pour garder un sentiment de contrôle qui sécurise l’enfant (repère affectif  comme l’école, les activités périscolaires, les grands-parents),

• de limites, posées fermement et avec amour, pour acquérir une autonomie en toute sécurité : poser des règles claires et cohérentes, qui énoncent ce qu’on attend de l’enfant et qui ont une conséquence si elles ne sont pas respectées,

• d’un parent dont ils peuvent, au besoin, avoir accès : 2 parents physiquement (par téléphone) ou présence psychique  (place à table, possibilité d’évoquer le parent non hébergeant),

• d’être protégés contre les traumatismes, et donc le conflit : se sentir autorisé à aimer et parler de l’autre parent (pas de conflit de loyauté, pas de dénigrement de l’autre parent devant l’enfant), se sentir autorisé à aimer ses deux parents en même temps.

Les comportements vécus difficilement par l’enfant :
  • le manque de la bonne place donnée : messager, confident, thérapeute, adulte…,
  • la culpabilité donnée : faire porter la responsabilité à ce que les parents se remettent ensemble,
  • le communication entre les parents qui alimente le conflit (l’enfant peut en jouer),
  • les messages paradoxaux des parents
Les enfants ont, comme les adultes, la capacité de résiliance, mais la vigilance des parents est de mise jusqu’à l’adolescence malgré tout.
Être un bon parent, ce n’est pas faire tout juste tout le temps, mais chercher à corriger les erreurs lorsqu’elles surviennent.