Conférences
Le sport : Se dépasser
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Nous avons eu la joie et l’honneur de recevoir Marie-Amélie LE FUR le lundi 17 septembre 2018, qui a accepté notre invitation malgré son agenda bien rempli et nous la remercions chaleureusement.

Suite à un accident de la route, Marie-Amélie LE FUR, qui voulait être pompier, a vu ses projets modifiés liés à l’handicap causé.

Le sport l’a toujours fait vibrer, et petit à petit, elle s’est tournée vers le sport de haut niveau. Après avoir gagné plusieurs titres français, européen, mondial, paralympique (dont quelques records du monde), elle préside le comité paralympique des JO de Paris 2024.

Vous pouvez avoir plus d’informations sur son site marie-amelie-lefur.fr

Nous vous conseillons de lire son livre « Fais de ta vie un rêve » sorti le 8 octobre 2019, où elle raconte son parcours de dépassement de soi.

Nous la remercions pour sa simplicité, son accessibilité et surtout son partage de la flamme de vie qui est vraiment communicatif.

Son témoignage booste et donne une énergie pour avancer et donner de la Vie à la vie.

 

Son adage est de promouvoir le handisport et de parler du handicap le plus largement possible pour faire évoluer les mentalités.

Nous vous invitons à lire son expérience.

« Le sport m’a permis de me reconstruire et me réapproprier mes limites quand mon schéma corporel a été bouleversé : j’ai réappris à marcher, à nager, à me réapproprier ce corps qui est devenu tellement différent du jour au lendemain. Le sport m’a beaucoup aidé à croire en moi et à sortir des limites qu’on avait établi.»

En situation de handicap, le sport de loisir apporte :

– le lien social,

– une approche corporelle de soi-même pour prendre confiance en soi,

– de comprendre le système échec/erreur dans la facilité (on ne réussit pas toujours)

Avec l’entrainement, on arrive à faire des exercices qu’on n’arrivait pas à faire auparavant et petit à petit on progresse.

 

Le problème est que le sport n’est pas toujours accessible dans la situation du handicap pour les enfants : manque de structures, de moyens financiers (entre 5000 et 8000 euros pour une prothèse loisir), de remboursement pour les prothèses de sport. De plus, il faut que le matériel suivre la croissance de l’enfant (taille/poids).

On dit que le sport est bon pour la santé et utile mais il est difficile de faire du sport avec des prothèses de ville. Il reste encore à faire évoluer les choses, car le sport apporte beaucoup.

Dans le cadre du sport de haut niveau, la compétition doit rester un choix.

On ne peut pas imposer à un enfant de faire du haut niveau ou de sortir tous les week-ends faire un tournois, car il y a le facteur mental dans la réussite. Si on perd le besoin ou l’envie de faire du sport face à la compétition, ça ne marchera pas.

On doit garder la motivation de faire ce qui plait (la discipline, le rythme) et écouter les envies.

On n’écoute pas assez les enfants car on veut exploiter tôt les prédispositions, potentiels qu’ils ont avant de développer toutes leurs capacités. A l’adolescence, cela les fait quitter le sport.

Il existe des limites à ne pas franchir pour garder la santé dans le sport de haut niveau.

On n’est plus dans le sport bien être et qui entretien le corps.

Quand on va trop loin, on ne va pas dans l’amélioration du corps.

Voici celles que je me suis données :

-Alimentation équilibrée (pas de complément alimentaire comme les protéines),

-Discussion avec l’entraineur pour intégrer les entrainements adaptés : équilibre entre le manque d’entrainement et le sur-entrainement,

– Être à l’écoute de son corps et en lien avec le corps médical pour être dans l’anticipation : points réguliers pour éviter la blessure (mental et physique).

 


Photos de Protéor, CPSF, Eurosport, LCI.